Enseignement

 

Sandrine Authouart, nouvelle principale du collège Gaston-Vasseur, à Feuquières-en-Vimeu

 

Sandrine Authouart s’installe dans le fauteuil du principal avec enthousiasme et bienveillance. Elle remplace Martine Bruvier.

 

Par Le Courrier Picard | Publié le 01/09/2017

 

 

 

Le collège Gaston-Vasseur était son «  premier vœu  ». Elle se dit «  ravie d’être affectée ici. » La nouvelle principale, Sandrine Authouart, 48 ans, qui succède à Martine Bruvier, fait doucement connaissance avec son équipe. Elle est aujourd’hui à la tête d’un établissement de 490 élèves. Sandrine Authouart n’était pas bien loin l’an dernier.

 

«  Je suis très attachée au climat scolaire. On apprend mieux quand on a envie d’apprendre, pas quand on se sent obligé. »

 

Sandrine Authouart, nouvelle principale

 

Elle a dirigé pendant quatre ans le collège de la Baie de Somme à Saint-Valery-sur-Somme. Le territoire, elle l’apprécie. «  Je trouve que c’est une région où il y a une sincérité dans le contact avec les familles  », sourit-elle. Elle qui est devenue «  picarde à la faveur de l’Éducation Nationale  », souhaitait rester ici. Son nouvel établissement la ravit. «  C’est un collège de taille moyenne, dit-elle. Intéressant, car il y a une section d’enseignement général et professionnel adapté. C’est un public que je connais depuis longtemps avec des enjeux différents. » L’ancienne professeure d’Allemand parle d’un collège «  qui fonctionne bien avec de bons résultats ». 93 % des élèves ont obtenu leur brevet au collège Gaston-Vasseur et les résultats d’orientation en seconde sont conformes à la moyenne nationale.

 

Chasser l’ennui et donner confiance

 

Chaque principal d’établissement apporte sa touche personnelle. Que réserve la nouvelle venue ? «  Je suis très attachée au climat scolaire, précise Sandrine Authouart, mère de deux enfants étudiants. On apprend mieux quand on a envie d’apprendre, pas quand on se sent obligés.  » Tout l’enjeu sera donc «  de chasser l’ennui des classes et lutter contre le décrochage, précise-t-elle. Quand on ne s’ennuie pas, on sait pourquoi on est là.  » La principale compte sur les 45 professeurs de l’établissement, «  des enseignants inventifs qui ont envie de faire des choses.  » «  Un travail en équipe, de l’audace et du partage », voilà quelques pistes qui motivent la nouvelle responsable d’établissement, qui devra également mettre en place, cette année scolaire, le dispositif « Devoirs faits », annoncé par le gouvernement.

 

Côté pratique, les élèves retrouveront à la rentrée un réfectoire rénové pendant l’été. «  Nous avons aussi en prévision la rénovation du centre de documentation et d’information », prévient Sandrine Authouart.

 

F.M 



Éducation

 

Une pédagogie innovante au collège Gaston-Vasseur de Feuquières-en-Vimeu

 

Le collège affiche ses ambitions de réussite et d’épanouissement, avec des dispositifs innovants.

 

Par florence merlen | Publié le 04/09/2018

Les élèves ont reçu leurs livres pour l’année scolaire au CDI en présence du professeur documentaliste Violette Cayeux.

 

 Elle s’était donnée pour mission, l’an passé, en prenant les rênes du collège Gaston-Vasseur, de lutter contre le décrochage scolaire et l’ennui en classe. Les nouveaux dispositifs pédagogiques mis en place pour cette rentrée, qui accueille 460 élèves, vont dans ce sens. «  Nous lançons le dispositif Rool  », précise la principale Sandrine Authouard. Le Rool – Réseau des Observatoires Locaux de la Lecture – a été fondé sur les travaux du Professeur Alain Bentolila, avec pour objectif, la prévention de l’illettrisme. Il s’adresse ici aux élèves de 6e qui éprouvent des difficultés en lecture, un handicap pour évoluer dans les disciplines enseignées. «  Certains élèves sont impressionnés par le texte et ont peur de s’y confronter  », relève la principale, qui connaît bien le Rool pour l’avoir accompagné dans son ancien établissement à Saint-Valery-sur-Somme. «  Il avait très bien fonctionné  », sourit-elle. Concrètement, des élèves repérés par les professeurs, pourront disposer, par groupe de 8 ou 10, de deux heures d’atelier par semaine, pour élucider un texte et saisir les techniques de compréhension. Quatre professeurs de français prendront en charge ce Rool.

 

Attiser la curiosité des bons élèves

 

Le collège se veut aussi attentif à ceux qui réussissent, et souhaite «  nourrir leur curiosité  », note Sandrine Authouard. Les élèves de 4e pourront choisir, cette année, l’option langue et culture européenne. Des cours en anglais, où «  l’on insistera sur la pratique de l’oral avec un apport civilisationnel  ». Autre nouveauté, l’équipe éducative se lance aussi, dans un dispositif, dont le projet est inscrit dans le nouveau contrat d’établissement, qu’il s’agira d’évaluer en juin. «  Il s’adresse aux élèves de 4e et 3e, curieux et gourmands de savoir, qui ont l’envie d’aller plus loin », explique Sandrine Authouard. Des élèves volontaires se réuniront deux heures par semaine, pour débattre autour d’une thématique liée au programme. Des rencontres avec des intervenants extérieurs pourront être organisées selon les sujets. Ainsi, il sera possible de s’entretenir avec un chef d’entreprise pour comprendre le monde de l’industrie ou encore disserter sur le tourisme avec le maire d’une station balnéaire. «  Nous essayons cette année, c’est du cousu main, du local », remarque la principale.

 

Coup de peinture et travaux au cours de l’année

 

L’établissement s’est fait une petite beauté cet été, avec des travaux de peinture, ainsi qu’un Système de sécurité incendie (SSI) rénové. En prévision, d’autres travaux devraient s’engager sur deux classes avec, en particulier, une remise en peinture. Une nouvelle salle de réunion avec toutes les fonctionnalités, dont le vidéo-projecteur, est également dans les cartons. L’ancienne étant trop petite pour accueillir une classe. Enfin, la salle de technologie dans l’atelier bâtiment, qui est essentiellement fréquentée par les Segpa, va être complètement rénovée (peinture, revêtement, sol, plafond).

 

 Courrier Picard : Par florence merlen | Publié le 04/09/2018

 

 


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Vu dans Vivre en Somme novembre-décembre 2018

Un groupe ambition pour les meilleurs collégiens de Feuquières-en-Vimeu

 

Le collège Gaston-Vasseur a mis en place cette année un groupe Ambition, pour des élèves plutôt brillants. Le but : approfondir leurs connaissances, et leur donner confiance.

Les quinze élèves du groupe Ambition, mis en place par le collège de Feuquières. Ce projet leur permet d’approfondir le travail fait en classe, avec des méthodes différentes, plus dynamiques.

 

Mercredi 7 novembre, une quinzaine d’élèves du collège de Feuquières-en-Vimeu ont passé leur dernière heure de cours au CDI, avec leurs professeurs de français. Au programme  : rencontre avec un journaliste, questions-réponses sur le métier, et présentation des articles rédigés pour le journal de l’établissement. Voici quelques semaines, dans le prolongement des cours de sciences, ils étaient en visite au CHU d’Amiens pour y rencontrer des chirurgiens, et même simuler une opération. Bientôt, ils partiront à Paris pour découvrir « L’usine extraordinaire », au Grand Palais. Puis ils interrogeront le maire de Saint-Valery-sur-Somme pour évoquer le tourisme et ses enjeux, qui figurent au programme de l’histoire-géographie.

 

« On s’est rendu compte que nous proposions plein de choses aux élèves en difficulté, mais rien à ceux qui n’avaient pas de problèmes »

 

Ces collégiens de 4e ou de 3e appartiennent au groupe Ambition : un projet expérimental, mis en place cette année dans l’établissement. Celui-ci a d’ailleurs reçu le soutien de l’inspection académique, qui lui a accordé des moyens horaires supplémentaires. «  On s’est rendu compte que nous proposions plein de choses aux élèves en difficulté, mais rien à ceux qui n’avaient pas de problèmes  », résume la principale, Sandrine Authouart. Elle explique : «  Nous avions des élèves brillants, qui manquaient d’ambition. Nous leur avons proposé d’intégrer ce groupe, qui leur donne envie de ne pas rester à la surface des choses, de développer leur esprit critique, mais demande aussi plus de travail.  » Ce qui leur permet, peut-être, de revoir leurs capacités à la hausse.

 

Le principal adjoint, Christophe Godeau, à l’initiative de cette aventure, note qu’une trentaine de volontaires se sont présentés. La sélection s’est faite selon trois critères  : les résultats scolaires, le comportement et la motivation. Celle-ci a été mesurée lors d’un entretien de trois minutes, sorte de speed-dating au collège. L’adhésion des parents a été aussi indispensable. Depuis, le groupe se réunit deux heures par semaine, pendant ou en dehors des cours, pour travailler sur des thèmes spécifiques, dans différentes disciplines.

 

«  Nous voulions qu’ils continuent à être curieux, à ne pas s’ennuyer. Nous avions peur qu’ils perdent le goût d’apprendre  », poursuit Sandrine Authouart. Les enseignants ont tout de suite adhéré, d’accord pour «  ne pas oublier ces élèves-là.  » Visiblement, la méthode plaît aussi aux premiers concernés. Comme Eulalie, qui se rêve en chirurgienne, «  pas vraiment débordée en classe  » et satisfaite «  d’approfondir le travail, d’aller plus loin que ce qu’on propose.  ». Albane, journaliste en herbe, apprécie aussi «  d’apprendre autrement  », de façon plus dynamique, notamment grâce aux sorties. «  C’est un projet très enthousiasmant, qui se créé au fil des semaines, des opportunités. Une belle ouverture d’esprit  », confient les professeurs de français, Caroline Boquet et Emilie Lefebvre.

 

Cette expérimentation sera étudiée de près. «  L’idée est de suivre ces enfants sur quatre années après le collège, indique Christophe Godeau, pour savoir ce qu’ils deviennent, ce qu’ils prennent comme orientation.  » L’aventure ne fait que commencer.

 

Par Le Courrier Picard | 12/11/2018